Une première semaine à Sherbrooke

Ma toute première semaine à Sherbrooke est pleine de rebondissements !

J’ai pris mon covoiturage Montréal-Sherbrooke samedi dernier. Je ne savais même pas si j’allais pouvoir rentrer dans ma maison car m’a proprio ne m’avait pas dit s’il y aurait quelqu’un dans la maison ou des clefs cachées dehors. Hum, comment dire à quel point je suis si calme en ce moment que ça en devient flippant ?? En arrivant au carrefour de l’Estrie à Sherbrooke, avec mon énorme valise de 23kg, mon sac de rando dans le dos et mon sac à dos devant, j’avais l’air de je ne sais quoi, en tout cas, à peine suis-je descendue du bus dans la rue T, où se trouvais ma maison, qu’une dame d’un certain âge m’a lancé de sa voiture « Monte, tu me fais de la peine avec toutes tes affaires! ». Cette dame originaire de Sherbrooke, m’a dit qu’elle ne voulait pas aller dans une autre ville car pour elle « Sherbrooke c’est la plus belle ville et j’y suis heureuse, alors pourquoi partir? ». A cette idée, je me suis dis « Et moi qui bourlingue partout, suis-je victime d’insatisfaction chronique? ».

En arrivant devant ma maison, je ne trouve aucune clef dehors. Au bout d’une heure à téléphoner à ma proprio et à une de mes colocs, je finie par aller voir mon voisin qui a la drôle d’idée de monter sur le toit de la terrasse pour passer par la fenêtre et venir m’ouvrir de l’intérieur (oui ici, on peut ouvrir les portes de l’intérieur sans clef). Devant ces enfants il a même chantonné la musique d’Indiana Johns, je peux alors affirmer avoir eu un héro ce jour là ! Ma deuxième rencontre à Sherbrooke, en plus des quelques conversations que j’ai pu avoir dans la rue, m’a conforté dans l’idée que les québécois sont généreux et veulent aider leur prochain.

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Ma troisième rencontre à carrément confirmées qu’ils le sont! Alors que je devais retrouver Julie en ville, je m’arrête au bout de ma rue à ce que je pensais être un arrêt de bus, j’ai mis 20min à me rendre compte qu’en fait ce n’étais pas la bonne direction et que le bus que j’avais vu me passer devant était celui que je devait prendre. Comme on était dimanche, il n’y avait qu’un bus par heure. Je tente timidement de faire du stop mais je sens qu’ici ce n’est pas tellement quelque chose qui se fait. J’attend donc une heure, à ce que je pensais être le bon arrêt, quand au bout d’une heure je vois mon bus me passer sous le nez et s’arrêter 200m plus loin à un vrai arrêt de bus camouflé par des arbres… Il faut donc que je vous dise que ce que j’avais pris pour des arrêts de bus n’étaient en fait que des panneaux d’horaires de bus….. Bref, j’avais donc une heure de retard et j’allais en avoir 2 ! Je retente alors le stop mais fini par me décourager au bout de la 15ème voiture qui me passe sous le nez, je décide donc d’aller faire les courses en face. J’allais entrer dans le magasins quand une voiture de famille m’interpelle « Tu voulais aller où? », dans ma tête je me suis dis « euh dans le magasin faire mes courses pourquoi ?! ». Le papa au volant m’a donc dit qu’ils m’avaient vu sur le bord de la route et que lui et sa femme ont eu pitié de moi. J’ai alors compris qu’ils avaient fait demi tour pour venir me chercher, la mère et d’ailleurs aller derrière avec ses filles pour que je puisse monter devant! Ahalala, décidément…! Ils m’ont même remercier une fois qu’ils m’ont déposé où je devais retrouver Julie. So incredible!

Premières impressions de Sherbrooke : ça n’a pas l’air bien grand, mais suffisant ! On a pu profiter d’un petit « festival » d’art à côté du marché de la gare :

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Les choses se corsent un peu à partir de lundi quand je commence à sentir que la France me manque, ma vie dans la maison de la rue T me déprime. Mes colocs ne sont jamais là, ce n’est vraiment pas ce que je recherchais… Et puis mardi j’ai rencontré un petit ange nommée Estelle qui m’a dit qu’il restait une chambre dans la colocation où elle vit. Comment faire dans une situation comme celle là ? Oui, soudainement on ne sait plus si on doit penser à soi avant de penser à son proprio que l’on a jamais vu… Je me sens alors pressée de vouloir partir, pressée de savoir si je peux partir. Finalement, grâce à plusieurs avis, plusieurs discutions, je fini par prendre ma décision, j’ai appelé ma proprio et là j’ai été surprise à quel point elle a été conciliante et compréhensive. Je me suis demandée si c’est par peur du conflit ou si c’est vraiment ce qu’elle pensait. En tout cas, j’ai pu partir tranquille à Montréal, voir les Misteur Valaire, pour un show gratuit au plateau à l’arrêt de metro Mont Royal ! Pour la petite histoire : une autochtone amérindienne totalement bourrée montrait ses seins à toute la populasse, la sécurité l’avait à l’œil, ça a rendu le concert un peu bizarre mais l’un des membres du groupe est descendu dans le public pendant un slow et a dansé avec elle, comment rendre léger un moment aussi bizarre quelques instants avant ? Magique! En tout cas, j’étais tellement proche de la scène que mes photos sont moches !

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Vendredi, j’ai pu profiter d’une bonne journée à MontréDSCN3673al avec Jeanne, visite de la rue Mont Royal, du vieux Montréal et j’ai pu goûté les queues de castor ! (goût cannelle/sucre, miaaaam!)

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Et depuis hier, me voilà installée dans la « maison du bonheur », n’est-ce pas 🙂 ! (Petit clin d’œil à mes 6 colocataires 😉 )

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Je suis prête (enfin tout est relatif!) pour de folles aventures à la fac dès demain ! Oh yeah.

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